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Ajoutez votre nom à cette déclaration si vous pensez, comme nous, que les incinérateurs devraient être éliminés graduellement et qu’on devrait interdire d’en prévoir de nouveaux.
Nous nous opposons à l’incinération
Au Canada comme ailleurs, les fournisseurs d’incinérateurs se livrent auprès des municipalités canadiennes à une promotion agressive de leur technologie d’incinération de type « énergie de déchets », qui serait selon eux un moyen de gérer les déchets solides municipaux. La région de Durham (sud de l’Ontario), Vancouver et sa banlieue, Ottawa, Port Hope (Ontario) et Red Deer (Alberta) se penchent en ce moment sur des projets d’incinération de masse ou de gazéification.
Une stratégie de prévention du cancer sérieuse se doit de réduire autant qu’elle le peut l’exposition aux substances carcinogènes. La dioxine figure dans le Groupe 1 des cancérogènes1 du Centre international de Recherche sur le Cancer. D’autre part, Santé Canada a annoncé que l’incinération à grande échelle des déchets municipaux et médicaux constituait la source la plus importante de dioxines et de furanes au Canada.2
Même les incinérateurs les plus à la pointe de la technologie, qui font appel aux techniques de pyrolyse et de gazéification, rejettent de fines particules de dioxines et autres polluants dangereux dans l’air, ou encore sous forme de cendres rejetées par l’incinérateur ou d’effluents provenant de laveurs humides. Les liens entre incinération et cancer sont de plus en plus évidents. Des études réalisées au Royaume-Uni ont révélé que les risques de cancers, leucémies et tumeurs solides de tous types étaient plus élevés chez les enfants résidant à proximité d’un incinérateur. D’autre part, des études menées en France, au Japon, en Italie, au Royaume-Uni et en Suède ont relevé, dans la population vivant près d’un incinérateur : des sarcomes des tissus mous et des lymphomes non hodgkiniens; un risque de cancer double; globalement, un taux plus élevé de cancer du larynx et des poumons, avec un taux de mortalité plus élevé pour ce dernier type, et, globalement, un risque plus important de cancer, entre autres cancer de l’estomac, cancer colono-rectal et cancer du foie. En Italie, aux É.-U et en Suède, les personnes travaillant dans les incinérateurs présentent un risque de mortalité attribué au cancer gastrique notablement plus élevé, ainsi qu’une prévalence d’hypertension et un taux de mortalité excessif attribuable au cancer du poumon et aux maladies cardiaques.3,4
Outre ces problèmes de santé, les incinérateurs n’incitent ni à la conservation ni à la réduction des déchets, puisqu’ils demandent des volumes précis de déchets accumulés sur une longue période. Il serait possible d’économiser beaucoup d’énergie, avec la baisse de la pollution et des risques pour la santé qui l’accompagne, en réutilisant le matériel, en recyclant et en compostant.5
Brûler des déchets n’est pas synonyme de production d’énergie renouvelable. Les incinérateurs de type « énergie de déchets » ne doivent pas être autorisés à se comparer de façon indue aux sources d’énergie réellement renouvelable. Comparée aux technologies productrices d’énergie utilisées en Ontario, en effet, l’incinération produit les plus grandes quantités de gaz à effet de serre par kilowattheure d’électricité.5
Il est impératif que les municipalités ne soient pas autorisées à utiliser le remboursement de la taxe fédérale sur l’essence ou autres types de subvention publique pour financer les incinérateurs nouveaux ou existants.6
EN VOIE DE QUOI, nous, les soussignés, demandons instamment aux gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux, régionaux et municipaux d’éliminer graduellement tous les incinérateurs existants et d’interdire qu’on en prévoie de nouveaux. Nous demandons au Canada d’adopter pour le XXIe siècle une politique de gestion des ressources en faveur de la santé et de la durabilité. Cette politique mettra en avant la réduction des déchets et la réutilisation des matériaux dont on n’a plus besoin grâce à de vastes programmes de recyclage, de compostage et de reprise des produits.
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Références :
- Centre international de Recherche sur le Cancer
- Santé Canada / Vie saine, Dioxines et furanes : Votre santé et vous
- Best Environmental Practices and Alternative Technologies for Medical Waste Management, Emmanuel, Jorge PhD. Health Care Without Harm, June 2007, 8th Int’l Waste Management Congress and Exhibition (en anglais)
- Incineration and Human Health. State of Knowledge of the Impacts of Waste Incinerators on Human Health, Allsopp, M. Costner, P. and Johnston, P. (en anglais)
- The Pembina Institute, Incineration Fact Sheets (en anglais)
- Infrastructure Canada, Plan Chantiers Canada Document d’information.


